Comment arriver à créer une entreprise VTC ?


Il n’est pas certainement suffisant d’avoir le permis de conduire et un véhicule de luxe pour devenir chauffeur VTC et gagner sa vie en conduisant des clients d’un point A à un point B. En fait, avec l’émergence d’une multitude de plateformes de chauffeurs privés tels que Uber, cette activité a subi une réformation. La première a été faite par la loi Thévenoud en 2014, et la seconde suite à la Grand guillaume en 2018. Alors, veuillez bien suivre cet article pour savoir la bonne voie à prendre avant de se lancer dans l’aventure VTC.

Quels formations et examens suit un futur chauffeur VTC ? 

Dans le but de devenir chauffeur VTC, il est d’abord fondamental d’obtenir la carte chauffeur VTC. Pour cela, vous êtes dans l’obligation de passer un examen spécifique qui dure 3h50 et se constitue de 7 épreuves qui portent sur la réglementation des transports, la sécurité routière, la gestion d’une entreprise, la compréhension du français et de l’anglais, le développement commercial, et la règlementation nationale des VTC.

Cet examen vient sous la forme d’un QCM qui signifie question à choix multiples et d’un QCR qui signifie questions à réponses courtes. Ces épreuves peuvent se passer en candidat libre. Cependant, il est plus recommandé de suivre une formation dans un centre agréé pour être préparé correctement à une variété de modules.

Obtenez la carte VTC

Une fois vous validez votre examen, vous devez demander votre carte professionnelle VTC par écrit à la préfecture de votre département, ou à la préfecture de police. Cette carte vous sera délivrée sous 3 mois. Pourtant faites attention, la validation de l’examen VTC, n’est pas suffisante. Il vous faudra également de vérifier les conditions suivantes, celles d’être titulaire du permis B depuis plus de 3 ans ou plus de 2 ans en cas de conduite accompagnée et d’un certificat d’enseignement de « prévention et secours civiques de niveau 1.

De surcroit, avant de vous délivrer votre carte professionnelle VTC, la préfecture vérifiera de même que vous ne faites pas l’objet de certaines condamnations telles que la réduction de la moitié des points du permis de conduire, une conduite sans permis, une condamnation à au moins 6 mois de prison

Créez votre entreprise de transport

Votre carte VTC est obtenue ? Très bien ! Il est alors le temps pour créer votre entreprise et donc choisir un statut juridique. En ce qui concerne cette affaire, vous êtes libre d’opter pour une entreprise individuelle (microentreprise, EI ou EIRL) ou une société unipersonnelle (SASU, EURL).

En fait, le statut d’autoentrepreneur peut vous tenter au début parce qu’il permet d’entamer la carrière sans trop de contraintes. Néanmoins, il tend à perdre son éclat une fois que l’activité s’est développé. Ceci est dû pour la simple raison que le régime de microentreprise implique une limite de chiffre d’affaires qui peut se montrer un obstacle pour votre développement. Mais surtout, ce statut ne permet pas de déduire les charges professionnelles du chiffre d’affaires, alors même que celles-ci peuvent être indispensables pour un chauffeur VTC tels que l’essence, la location de la voiture et les cotisations sociales.

C’est pour ces différentes raisons que la majorité des chauffeurs privés choisissent un statut de société, fréquemment une SASU. Il est important d’indiquer que l’activité de VTC est artisanale. Par conséquent, elle relève donc de la CMA à laquelle vous devrez être également inscrit pour exercer dans les règles.